Rejoignez-nous sur ...

Partagez/Aimez sur ...

La compagnie Sandra Sainte Rose

30 Nuances de Noir(es) - création 2017

Dans les communautés de la diaspora noire, musiques, danses et costumes contribuent à pérenniser l‘héritage africain, mais aussi à réinventer celui ci, en créant un espace de résistance. Outre sa symbolique de résilience,

cet espace de réappropriation de soi est également factuel. Les communautés afro américaines diffusent leurs cultures dans les lieux de socialisation tels que les clubs, les cabarets, les battles, et bien sûr la rue.

 

Les fanfares qui regroupent des danseu-r-se-s et des musicien-ne-s sont la spécificité de la Nouvelle Orléans. Il ne fallait qu’un pas de plus pour métisser les esthétiques et les enjeux : la fanfare de jazz New Orleans et les classiques de disco funk des clubs, la parade et les revendications de genre de la street dance californienne (waacking).

 

Flamboyance, puissance, réappropriation du corps et politique affirmative ; la rue, les parcs, sont les espaces qui ne ressemblent plus aux confins ni aux rétrécissements imaginés pour les femmes. les femmes noires françaises revendiquent, dans un mélange d'esthétiques afro américaines, caraïbéennes et africaines l'authenticité et la pluralité de leurs identités.

 

Danser prends un sens politique lorsque l’enjeu, en plus d’être fédérateur,
interroge le regard du spectateur et l’endroit où il se situe.

Ce projet de parade associant musique et danse pose donc le postulat de la réappropriation de l’espace public par le corps féminin discriminé racialement.


Un corps qui se donne à voir, par un mouvement qui révèle l’appropriation de genre et par l’élégance qui le représente.

Chorégraphie, interprétation : Sandra Sainte Rose Fanchine,
Assistée de Lissia Benoufella.

Interprètes : Sandra Sainte Rose, Sylvie Mémain-Yé, Mariama Diedhiou, Célia Wa, Laurence Gastine, Sandrine Isida, Stéphanie Valentin, Adélaïde Songeons, Laurence Benjamin, Stéphanie Paruta, Christelle Kueté, Othiéno Cyn...

Musique : James Brown, Aretha Franklin, Missy Elliott, Nina Simone, Fela Kuti… joué par une formation féministe de marching Band crée exprès.

 

Soutiens : FGO Barbara, Initiatives d'Artistes en Danses Urbaines (IADU), Direction Régionale des Affaires Culturelles d'Île de France, Direction des Affaires Culturelles de Guyane....

 

Sandra Sainte Rose Fanchine est née en Martinique. Elle commence à fréquenter le milieu hip hop en 1996 en tant qu'artiste visuel en réalisant le graphisme du magazine Radikal.

 

En 1998, elle rencontre le collectif Vagabond Crew et commence la street dance. Parallèlement elle se forme aux gestuelles afro-caraïbéennes avec Max Diakok.

 

Après plusieurs collaborations en coffectifs féminins : collectif Aphrodites, collectif Missfits, elle devient danseuse interprète pour plusieurs compagnies de danse contemporaine : Cie Difé Kako (Chantal Loial) pour la création Zandoli Pa Ti Ni Pat, la Cie Traces (Raphaelle Delaunay) pour les pièces Hot dogs et Bitter sugar, la Cie Arthur Harel pour le projet to be 3 or not to bela Impure Cie (Hooman Sharifi, Norvège) pour le projet to be means to resist, la Cie l’Art éclair (Olivier Brunhes) pour le projet théâtre Fracas.. et nouvellement pour la Cie Isis/O’cipher pour le projet Rel(a)ction, en tant qu’assistante.

 

Ces différentes expériences scéniques la poussent à entamer une recherche chorégraphique qui empruntent à différents univers artistiques : danses hip hop et ethniques, arts visuels…Elle signe sa première pièce Animus en 2012 pour le festival Suresnes cités danse. Territoires est son deuxième essai chorégraphique. Elle travaille également actuellement à sa 3ème création 30 Nuances de Noir(es).

 

Sandra Sainte Rose est actuellement interprète dans la pièce Heroes du chorégraphe Radhouane El Meddeb.